En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Etude archéométrique des mortiers de Notre-Dame de Paris : vers une meilleure connaissance de la construction d'une cathédrale gothique (H/F)

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : mardi 29 juin 2021

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR7198-MARTAI-041
Lieu de travail : VANDOEUVRE LES NANCY
Date de publication : mardi 8 juin 2021
Nom du responsable scientifique : Jean-Michel MECHLING / Yves GALLET
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2021
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

La cathédrale Notre-Dame de Paris est l'un des édifices les plus connus de l'architecture gothique, et a déjà été étudiée à de nombreuses reprises. Le dernier article scientifique, qui a proposé un nouveau phasage des campagnes de construction et une chronologie plus précise du chantier des XIIe et XIIIe siècles, remonte aux années 1980 (BRUZELIUS, 1987). Depuis lors, l'étude des monuments anciens a connu d'importantes évolutions méthodologiques et technologiques, parmi lesquelles l'essor de l'archéologie du bâti et l'analyse archéométrique des matériaux du patrimoine.
Dans ce cadre, l'incendie du 15 avril 2019 offre l'opportunité d'accéder à la structure interne de la cathédrale, dont les maçonneries n'ont jamais été scrutées en détail.
Le projet de thèse consiste à caractériser les mortiers de construction, à élaborer une cartographie, à l'échelle de la cathédrale, des mortiers anciens et des différentes phases de transformations et de restauration (XIVe-XXe siècle). L'objectif consiste à faire évoluer la compréhension d'un chantier majeur de l'époque gothique. Ce travail de thèse s'articulera autour d'une collaboration entre l'Institut Jean Lamour (Equipe Matériaux pour le Génie Civil, Direction de thèse : Jean-Michel Mechling, Maître de conférences HDR) et l'Institut Ausonius (co-Direction de thèse : Yves Gallet, Professeur).
Il s'agit d'effectuer une synthèse scientifique en combinant les approches archéométriques et historiques. Les mortiers de la cathédrale seront étudiés suivant 3 axes :
• une approche technologique, qui, à l'aide d'une palette d'analyses en laboratoire, vise à établir la composition et les propriétés physiques des mortiers : masse volumique, porosité, résistances mécaniques ;
• une étude typologique, destinée à détecter d'éventuelles spécificités en fonction de la nature des ouvrages (voûtes, murs, arcs-boutants) ;
• une étude diachronique, qui comparera les compositions des mortiers en plusieurs points de l'édifice, pour suivre une éventuelle évolution des mélanges en cours de construction. Différentes techniques de datation devraient être sollicitées (spectrométrie raman, etc.), et les conclusions obtenues seront confrontées aux datations archéologiques et historiques.
Enfin, une étude expérimentale conforme aux critères du génie civil moderne permettra de reproduire certains mortiers pour en mesurer les propriétés (essentiellement mécaniques) fraîches et au jeune âge.

Contexte de travail

L'Institut Jean Lamour (IJL) est une Unité Mixte de Recherche (UMR 7198) du CNRS et de l'Université de Lorraine, affiliée à l'Institut de Chimie du CNRS. Axé sur la science et l'ingénierie des matériaux et des procédés, il couvre : les matériaux, la métallurgie, les plasmas, les surfaces, les nanomatériaux et l'électronique.
Il regroupe 183 chercheurs, 91 ingénieurs/techniciens et personnel administratif, 150 doctorants et 25 post-doctorants. Des partenariats existent avec 150 entreprises et/ou groups de recherche à travers des collaborations dans plus de 30 pays à travers le monde.
Ses exceptionnelles plateformes expérimentales sont réparties sur 4 sites dont le plus important est implanté sur le campus Artem à Nancy.

L'Institut Ausonius – Institut de recherche sur l'Antiquité et le Moyen Âge – est une Unité Mixte de Recherche (UMR 7198) du CNRS et l'Université de Bordeaux Montaigne basée sur le campus de Pessac (Gironde). Lié à l'Institut National des Sciences Humaines et Sociales du CNRS, il regroupe ses activités sur l'étude de l'histoire ancienne et médiévale, la littérature, l'art et l'archéologie. Dans ces domaines universitaires et de recherche, il est reconnu comme un laboratoire de référence. Avec l'Université de Bordeaux, il a été classé au 1er rang français et 16e dans le monde, dans le domaine de l'archéologie (QS World University Rankings by Subject 2017).
Ausonius regroupe 51 chercheurs, 24 ingénieurs/techniciens et personnel administratif, 36 doctorants et 12 post-doctorants.

Contraintes et risques

• Travail sur échafaudage (observations, prélèvements) ;
• Risque de contamination au plomb (travail avec masques et protections dédiées) ;
• Rayons X.

On en parle sur Twitter !