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H/F Doctorant en physique nucléaire

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : jeudi 24 juin 2021

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Informations générales

Référence : UMR7178-REGSOM-079
Lieu de travail : STRASBOURG
Date de publication : jeudi 3 juin 2021
Nom du responsable scientifique : KERVENO Maëlle
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2021
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Les activités du Groupe Données Nucléaires pour les réacteurs (DNR) s'inscrivent dans le cadre des mesures de données nucléaires appliquées aux réacteurs du futur. L'étude et l'optimisation précises des potentialités de ces nouveaux systèmes et cycles de combustible, nécessitent d'élever le niveau de qualité des bases de données nucléaires évaluées, utilisées pour les simulations. Cette amélioration requiert de travailler conjointement sur les aspects expérimentaux et théoriques des processus nucléaires mis en jeu dans un réacteur. Un des enjeux est la réduction significative des incertitudes associées aux nouvelles données expérimentales. Dans ce contexte, notre équipe a focalisé ses efforts sur l'amélioration des connaissances du processus (n,xn). Pour cela, nous utilisons la méthode de la spectroscopie gamma prompte qui nous permet de mesurer les sections efficaces de réactions (n,xn g). En combinant le résultat de ces mesures avec les prédictions de modèles théoriques pour combler les informations manquantes, nous déduisons les sections efficaces de réactions (n,xn) .
Nos programmes de mesures concernent plus particulièrement les réactions mettant en jeu des actinides. Jusqu'à maintenant, les expériences se déroulent auprès du faisceau de neutrons « blanc » de GELINA (EC-JRC à Geel, Belgique) où nous avons développé le dispositif GRAPhEME , constitué d'un ensemble de détecteurs HPGe planaires et d'une chambre à fission. Une attention particulière a été portée pour minimiser toutes les sources d'incertitudes liées à nos instruments de mesures et à l'environnement. L'installation GELINA délivre un faisceau de neutrons dont la gamme en énergie est bien adaptée à l'étude des réactions de diffusion inélastique - (n,n') - des neutrons.
Avec l'arrivée de la nouvelle installation SPIRAL2/NFS (neutrons for sciences) du GANIL , un nouveau champ d'investigation devient possible. En effet, les neutrons délivrés par cette installation permettent d'étudier des processus à plus haut seuil comme les réactions (n,2n) et (n,3n). L'équipe DNR, en collaboration avec l'EC-JRC Geel et l'IFIN-HH Bucarest, propose donc de réaliser des campagnes de mesures des sections efficaces (n,2n) et (n,3n) sur les actinides en utilisant la méthode de la spectroscopie gamma prompte. La méthodologie, éprouvée pour l'étude des réactions (n,n') à GELINA, pourra être adaptée à NFS. La collaboration a déjà obtenu du temps faisceau en 2021 pour vérifier les conditions expérimentales de la nouvelle installation.
Le travail de thèse consistera, dans un premier temps, à finaliser les analyses des mesures (n,n' g) effectuées auprès de EC/JRC/GELINA sur le 239Pu. En effet compte tenu des retards accumulés en 2020 et 2021, consécutifs à la crise sanitaire, le projet initialement prévu dans le cadre d'une thèse (2019-2022) ne pourra être complètement achevé. Dans un second temps, le-a doctorant-e participera à la préparation d'une première campagne de mesure sur un actinide (238U ou 232Th) auprès de la nouvelle installation SPIRAL2/NFS. Les spectromètres GAINS et GRAPhEME seront couplés pour augmenter l'efficacité de détection. L'étudiant-e devra mettre en œuvre ce couplage et préparer la demande de faisceau. Il-elle participera à la prise de donnée (envisagée en 2023) et sera en charge de leur analyse. Il-elle participera ensuite activement aux discussions avec les collègues théoriciens du CEA/DAM afin d'enrichir l'interprétation des résultats. Ces nouvelles mesures sont très attendues par les évaluateurs pour compléter les jeux de données obtenus par notre collaboration sur les réactions (n,n').

Contexte de travail

L'école doctorale à laquelle la thèse est rattachée est l'école doctorale 182 physique-Chimie-Physique (http://edpcp.u-strasbg.fr/)
Le laboratoire d'accueil est l'IPHC (http://www.iphc.cnrs.fr/) et l'équipe d'accueil DNR (http://www.iphc.cnrs.fr/-Donnees-Nucleaires-pour-les-Reacteurs-.html). L'équipe travaille en étroite collaboration avec des équipes du EC-JRC-Geel (https://ec.europa.eu/jrc/en/about/jrc-site/geel) et de l'IFIN-Bucarest (http://tandem.nipne.ro/nuclear_reactions.php) pour la partie expérimentale de ses activités et avec le CEA/DES (https://www.cea.fr/Pages/le-cea/direction-des-energies.aspx ), CEA/DAM (http://www-dam.cea.fr/ ), l'AIEA (Vienne, https://www-nds.iaea.org/ ) et le LANL (US, https://www.lanl.gov/ ) pour la partie théorique et évaluation.
L'étudiant-e évoluera au sein de cette large collaboration où il/elle devra présenter régulièrement l'avancée de ses travaux.

Contraintes et risques

Des déplacements seront à prévoir sur les sites expérimentaux (GANIL, GELINA) pour la réalisation des expériences mais également pour présenter les travaux lors des différentes rencontres internationales. Pour les expériences se déroulant au GANIL le travail de nuit pourra être requis.

Informations complémentaires

Le-a candidat-e devra être titulaire d'un diplôme d'ingénieur et/ou d'un master en physique nucléaire expérimentale. Le poste nécessite de solides connaissances en physique nucléaire, informatique et électronique d'acquisition, ainsi que de bonnes aptitudes de communication orale et écrite (français et anglais nécessaires) pour présenter aux congrès et rédiger des articles dans des revues scientifiques. Nous recherchons un-e jeune chercheur-e qui saura s'impliquer dans son projet, curieux-se, ayant une certaine autonomie et une forte motivation pour développer des compétences en physique nucléaire dans le domaine de l'énergie. De plus, le-a candidat-e devra être apte à travailler en équipe au sein d'une collaboration internationale.
Les candidatures devront inclure un CV détaillé ; au moins deux références (personnes susceptibles d'être contactées) ; une lettre de motivation d'une page ; un résumé d'une page du mémoire de master ; les notes de Master 1 et 2 ou d'école d'ingénieur.
Niveau/diplôme requis : Master 2 en physique nucléaire

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