En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Doctorant (H/F) - Modélisation hydrologique et altimétrie spatiale pour la ressource en eau

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR3589-SIMMUN-001
Lieu de travail : TOULOUSE
Date de publication : vendredi 1 février 2019
Nom du responsable scientifique : Aaron Boone
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2019
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 1 768,55 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

De nombreuses études récentes présentent la ressource en eau comme un enjeu majeur du siècle à venir, en particulier dans le contexte du changement climatique et de la pression démographique. Or les impacts du changement climatique et des facteurs anthropiques sur la ressource en eau restent aujourd'hui entachés d'incertitudes fortes. L'étude du cycle continental de l'eau repose principalement sur les modèles hydrologiques, comme par exemple le modèle ISBA-CTRIP de la plateforme SURFEX développée au Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM). Par ailleurs, la future mission spatiale SWOT (Surface Water and Ocean Topography), dont le lancement est prévu en 2021, fournira pour la première fois des cartes dynamiques d'élévation des eaux continentales sur l'ensemble des fleuves (largeur>100m) et des lacs (superficie>250mx250m) du globe. Grâce à ce nouveau type d'observations spatiales et à l'augmentation des capacités informatiques, il est aujourd'hui devenu envisageable de prendre en compte les facteurs anthropiques, jusque-là ignorés dans ce type de modèle, tels que l'irrigation et la présence de barrages-réservoirs dans le réseau hydrographique. L'objectif de la thèse repose sur l'amélioration de la partie routage du modèle ISBA-CTRIP en intégrant les effets des barrages-réservoirs, et d'investiguer l'apport potentiel des données SWOT pour la paramétrisation du nouveau modèle haute résolution.

Dans un premier temps, le doctorant participera à la validation du réseau hydrographique global haute résolution (1/12°) du modèle CTRIP et adaptera les outils d'assimilation de données SWOT développés ces dernières années. La deuxième phase du travail portera sur le développement d'un modèle de barrage-réservoir qui devra représenter le bilan de masse et d'énergie au sein du réservoir, ainsi que les opérations de lâcher telles que pratiquées par les gestionnaires. Ces opérations pourront reposer sur une courbe de remplissage du réservoir pré-établie, ou prendre en compte divers objectifs de gestion tels que la production hydro-électrique, le soutien d'étiage ou l'écrêtement des crues. Dans cette deuxième phase, l'apport potentiel de données SWOT sera également étudié. En particulier, la combinaison des données de hauteur et masque d'eau issues de SWOT devrait permettre d'établir des relations hauteur-volume, indispensables pour effectuer le bilan de masse des réservoirs. L'ensemble de ces travaux sera réalisé dans un premier temps sur le territoire français pour lequel le CNRM possède une expertise certaine, puis étendu à d'autres régions aux conditions hydro-climatiques contrastées. En particulier le bassin de l'Ebre en Espagne constituera un cas d'étude intéressant par la disponibilité de données de débit et lâchers de barrage.

Contexte de travail

Le Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM) est une unité mixte de recherche (UMR 3589), de tutelles Météo-France et le CNRS. Les recherches conduites au CNRM ont pour finalité essentielle l'amélioration de la prévision du temps et de l'évolution du climat, qui sont deux missions principales de Météo-France. Le CNRM est reconnu comme acteur majeur en France et dans le monde sur les domaines des sciences atmosphériques et de l'environnement terrestre, ce qui inclut les thématiques de la modélisation du cycle de l'eau, du suivi de la ressource en eau, ou encore de l'étude des impacts du changement climatique.

Le doctorant sera accueilli dans l'équipe SURFACE dont les activités portent sur le développement et l'amélioration de la modélisation des processus d'échange sol-plante-atmosphère pour des applications en prévision numérique du temps à moyenne échelle et en hydrologie. L'équipe SURFACE s'intéresse notamment à l'impact de la variabilité et du changement climatique sur les débits des rivières et l'humidité du sol. L'objectif est également d'augmenter le réalisme des modèles par une meilleure interaction avec les nappes ou la prise en compte des activités anthropiques et leur impact sur les flux, ainsi que de préparer la future mission altimétrique SWOT et d'évaluer son apport pour la connaissance du bilan de surface et l'hydrologie.

Contraintes et risques

Aucune contrainte liée au poste de travail.

On en parle sur Twitter !