En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies dans votre navigateur. (En savoir plus)

Doctorant - Apport des satellites géostationnaires européens actuels et futurs pour l'étude des aérosols atmosphériques - H/F

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Assurez-vous que votre profil candidat soit correctement renseigné avant de postuler. Les informations de votre profil complètent celles associées à chaque candidature. Afin d’augmenter votre visibilité sur notre Portail Emploi et ainsi permettre aux recruteurs de consulter votre profil candidat, vous avez la possibilité de déposer votre CV dans notre CVThèque en un clic !

Faites connaître cette offre !

Informations générales

Référence : UMR3589-FRACEA-002
Lieu de travail : TOULOUSE
Date de publication : lundi 18 mai 2020
Nom du responsable scientifique : Xavier Ceamanos (CNRM) et Jean-Luc Attié (LA)
Type de contrat : CDD Doctorant/Contrat doctoral
Durée du contrat : 36 mois
Date de début de la thèse : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : 2 135,00 € brut mensuel

Description du sujet de thèse

Les actions de la nature et de l'homme donnent lieu à l'injection de particules fines d'origines très diverses dans les basses couches de l'atmosphère. Ces particules, appelées aérosols, sont d'une très grande importance dans des sujets liés aux climat, la prévision numérique du temps, la défense, l'industrie de l'énergie ou le transport aérien. Par exemple, les aérosols ont un impact sur le bilan radiatif de la terre du fait de leur absorption et diffusion du rayonnement solaire incident sur la terre. Cette extinction du rayonnement sera plus ou moins importante selon le contenu en particules et leur composition chimique (c.-à-d. la spéciation), qui peut aller des poussières désertiques aux particules carbonées émanant de la pollution anthropique ou des feux de forêts. Il est connu par exemple que les différents types d'aérosols peuvent avoir un effet de réchauffement ou de refroidissement de la planète à cause de leurs propriétés optiques différentes (Russell et al., 2002).

Des incertitudes liées à la distribution spatiale et les impacts des grandes classes d'aérosols existent encore aujourd'hui (Boucher et al., 2014). Ces incertitudes deviennent spécialement importantes dans le cas d'événements extrêmes comme les tempêtes de sable, les feux de biomasse ou les épisodes de pollution. Ces événements sont liés à des forts impacts et sont susceptibles d'évoluer dans le futur. Par exemple, les tendances estimées aujourd'hui donnent une diminution des tempêtes de poussière (Evan et al., 2016) mais une augmentation des feux de biomasse (Keywood et al., 2013), ce qui entraînerait une accélération du réchauffement de la terre.

Dans ce contexte il existe aujourd'hui le besoin de détecter, de caractériser et de cartographier les différents types d'aérosols aux fines échelles spatiale et temporelle. La télédétection spatiale passive opérant dans le visible et le proche infrarouge est en mesure de fournir ces informations grâce à l'utilisation de méthodes mathématiques dites d'inversion. Ces méthodes sont souvent opérées en considérant des types d'aérosols prédéfinis qui regroupent les grandes familles de particules. Or la grande hétérogénéité des aérosols et la présence de mélanges de plusieurs types de particules peuvent invalider l'utilisation de ces types prédéfinis associés à des propriétés optiques moyennes.

Durant la dernière décennie, le CNRM a développé une expertise sur la restitution au pas de temps journalier de l'épaisseur optique des aérosols (AOD en anglais), qui est étroitement liée au contenu en aérosol (Carrer et al., 2010 et 2014). La méthode d'inversion développée dans le cadre de ce travail a été appliquée sur les observations de l'imageur SEVIRI à bord du satellite Meteosat Seconde Génération (MSG) de l'agence EUMETSAT. Actuellement, le CNRM travaille sur la restitution à la fréquence de SEVIRI (c.-à-d. toutes les 15 minutes) afin d'avoir accès au cycle diurne des aérosols. Toutefois il est aujourd'hui difficile de fournir des informations détaillées sur la spéciation de ces particules, alors qu'elles sont souvent nécessaires pour estimer correctement l'AOD.

La thèse a pour objectif de répondre aux questions suivantes. A quel point est-il possible de déterminer la spéciation des aérosols depuis l'espace ? Est-il possible de restituer leurs propriétés optiques (p. ex., l'albédo de simple diffusion ou le paramètre d'asymétrie) et de suivre leur évolution dans le temps et l'espace ? Cette étude sera basée sur les observations fournies par les plateformes géostationnaires européennes Meteosat qui permettent le suivi des aérosols à une échelle de temps fine. Des premiers travaux montrant le potentiel des satellites géostationnaires pour la restitution de la spéciation existent (Yoshida et al., 2018 ; Luffarelli et Govaerts, 2019). Une des originalités du travail proposé est de s'appuyer sur la mission actuelle MSG pour investiguer l'apport de la future mission Meteosat Troisième Génération (MTG), qui sera équipée avec l'imageur FCI et qui devrait rendre possible une meilleure caractérisation des aérosols (Aoun, 2016 ; Descheemaecker et al., 2018).

Sujet complet ici : http://www.umr-cnrm.fr/IMG/pdf/these_2020_cnrm_gmme_ceamanos_aerosols.pdf

Contexte de travail

CNRM (Université de Toulouse, Météo-France, CNRS), Toulouse, France

On en parle sur Twitter !