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Post-doctorat (12 mois) en chimie de l'atmosphère à Toulouse (LAERO-GET), H/F

Cette offre est disponible dans les langues suivantes :
Français - Anglais

Date Limite Candidature : vendredi 29 octobre 2021

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Informations générales

Référence : UMR5563-EVASCH-001
Lieu de travail : TOULOUSE
Date de publication : vendredi 8 octobre 2021
Type de contrat : CDD Scientifique
Durée du contrat : 12 mois
Date d'embauche prévue : 1 février 2022
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : entre 2660 et 3785 € brut mensuel selon expérience
Niveau d'études souhaité : Doctorat
Expérience souhaitée : 1 à 4 années

Missions

Le post-doctorat proposé s'inscrit dans le cadre du projet DiagnOSE financé depuis mars 2021 par la région Occitanie. Ce projet s'intéresse à la situation environnementale dans la vallée de l'Orbiel, et notamment au cœur de l'ancien district minier de Salsigne dans l'Aude. Cette mine a longtemps été connue car elle correspondait à la plus grande mine d'Europe pour l'exploitation de l'or et la plus grande mine du monde pour l'arsenic. Or, l'exploitation des gisements a conduit à disperser, sous des formes chimiques variées et souvent présentes dans des petites particules ou en phase dissoute, les éléments exploités durant des années, voire des siècles sur des territoires importants. Cette dispersion a ainsi pu atteindre différents compartiments, tels que les eaux de surface et souterraines, l'atmosphère, les sols, les sédiments, la biosphère…
En effet, la crue dramatique du 14 au 15 octobre 2018, ayant couté la vie à 15 personnes, a également ravivé les craintes liées à ce transport de contaminants. Le projet DiagnOSe vise donc à apporter des réponses à la population et aux décideurs en établissant un diagnostic environnemental global mais aussi sociétal de la vallée de l'Orbiel à partir d'une approche pluri- et interdisciplinaire et sans aucun a priori.
Dans ce contexte général, l'objectif de ce post-doctorat est de participer activement à la bonne réalisation du lot 2 du projet « Suivi de la composition chimique de l'atmosphère », pour lequel tout reste encore à faire.
La principale mission sera d'évaluer la qualité de l'air depuis la zone de l'Orbiel amont (Miraval-Cabardès) jusqu'à Conques-sur-Orbiel.
Les surfaces contaminées, surtout lorsqu'elles sont dépourvues de végétation, peuvent être des sources de contaminants (métaux, métalloïdes…) suite à l'érosion éolienne (arrachage de particules). Cette action permet de remettre en suspension dans le réservoir atmosphère une grande quantité de particules de sol. Ces particules terrigènes peuvent être de tailles granulométriques très différentes (quelques micromètres à plusieurs dizaines de micromètres).
A cette source spécifique, viennent se rajouter d'autres poussières atmosphériques d'origine anthropique ou naturelle dont les diamètres peuvent aller de quelques dizaines de nanomètres à plusieurs micromètres (Calvo et al., 2008). Les particules les plus fines (PM1, PM2,5, dont le diamètre est respectivement inférieur à 1 et 2,5 µm) sont celles qui posent le plus de problèmes de santé publique du fait de leur capacité à pénétrer jusqu'aux alvéoles pulmonaires (Goix, 2012). Ces différentes sources d'aérosols ont des signatures chimiques spécifiques qui évoluent au cours de leur transport dans l'atmosphère. Il est alors envisageable de voir évoluer les degrés d'oxydation de certains éléments trace (source terrigène, source déchet minier) au contact de composés organiques (issus des processus de combustion ou émis par la végétation selon la saison). Connaître la bioaccessibilité pulmonaire et le potentiel oxydant des poussières atmosphériques échantillonnées permettra également de cibler le caractère plus ou moins inflammatoire des particules inhalables et présente donc un intérêt sanitaire fort, qui nous permettra de mieux évaluer les risques sanitaires engendrés.
Enfin, un biomonitoring de la qualité de l'air par des plantes épiphytes et l'étude du transfert des particules du compartiment « air » vers la végétation par dépôt sec et humide permettra de mieux connaître les dynamiques de transfert de ces polluants et leur devenir au sein de la zone critique.

Activités

- Le(a) post-doctorant(e) recruté(e) aura comme mission de déployer l'ensemble des matériels sur site et d'en assurer le suivi.
- Il(elle) coordonnera l'ensemble des relevés de mesures et participera à l'ensemble des expérimentations menées de front par les partenaires du projet.
- Il(elle) en assurera, avec les responsables du lot atmosphère du projet DiagnOSE, la coordination.
- Il(elle) assurera aussi la synthèse de l'ensemble des analyses effectuées par les partenaires au sein d'une base de données et effectuera le traitement de ces données sur les missions directement en lien avec les tâches listées dans ce lot.
- Il(elle) pourra enfin proposer une évaluation des risques sanitaires liés à l'inhalation de particules contaminées en As et autres éléments.

Compétences

- Personne francophone obligatoirement pour échanges avec la population et les collectivités locales
- Compétences en chimie atmosphérique, géochimie, isotopie, évaluation des risques sanitaires
- Autonomie,capacités rédactionnelles et de communication
- Rigueur

Contexte de travail

Les deux laboratoires qui pilotent cette étude de la qualité de l'air dans la vallée de l'Orbiel sont très complémentaires : le Laboratoire d'Aérologie (LAERO) apporte son expertise dans la compréhension de l'évolution microphysique et chimique des aérosols au sein du réservoir atmosphère depuis leur source d'émission vers leur zone de dépôt. Le laboratoire Géosciences Environnement Toulouse (GET) apporte ici son expertise sur la géochimie des éléments traces, l'étude de leur transfert au sein des divers réservoirs (sol, atmosphère, végétation) et sur l'utilisation des plantes épiphytes comme bioindicateurs de la composition chimique atmosphérique.
En plus du LAERO et du GET, d'autres partenaires interviendront afin de permettre la bonne réalisation des expérimentations prévues : le laboratoire HSM apportant son expertise dans l'utilisation des traceurs isotopiques, et le laboratoire LCA ses compétences dans l'étude de la réactivité aux interfaces (solide/liquide/gaz). Les évaluations de la bioaccessibilité des contaminants inorganiques et des risques sanitaires seront réalisées en partenariat avec : (i) l'Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) à Grenoble pour la partie bioaccessibilité pulmonaire des éléments en trace et l'évaluation du potentiel oxydant des particules atmosphériques ; et (ii) le laboratoire PEIRENE, à l'Université de Limoges, pour la caractérisation minéralogique des particules atmosphériques.

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