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Ingénieur Recherche H/F - Définition d'un protocole d'évaluation des dispositifs de réduction des mortalités aviaires sur les parcs éoliens


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Informations générales

Référence : UMR5175-AURBES-004
Lieu de travail : MONTPELLIER
Date de publication : mardi 21 juillet 2020
Type de contrat : CDD Technique/Administratif
Durée du contrat : 12 mois
Date d'embauche prévue : 1 octobre 2020
Quotité de travail : Temps complet
Rémunération : entre 2461,99 € et 3 009,15 € selon expérience bruts mensuels
Niveau d'études souhaité : Doctorat
Expérience souhaitée : Indifférent

Missions

Le développement des parcs éoliens, comme toute infrastructure anthropique, a des impacts négatifs sur la biodiversité. Ces impacts sont de deux ordres : ils occasionnent une perte d'habitat pour un certain nombre d'espèces de par l'artificialisation de la zone mais aussi leur effet répulsif (voir par exempleMillon et al. 2018); ils occasionnent pour des espèces volantes (oiseaux, chauve-souris) des mortalités directes par collisions ou barothraumatisme (Drewitt and Langston 2006, Barclay et al. 2007). Ces collisions pouvant affecter dans certaines zones des espèces protégées et avec des statuts de conservation défavorables, les exploitants de parcs pour lesquels de telles collisions sont observées ou attendues, reçoivent en général des injonctions de l'Etat pour réduire ces mortalités. Ces réductions peuvent passer par l'arrêt des machines pendant des périodes à risques mais aussi par l'installation de systèmes automatisés de détection des oiseaux à proximité des éoliennes couplés à des systèmes d'effarouchement ou de régulation de la vitesse des éoliennes. Ces dispositifs reposent sur divers technologies et sont développées par différentes sociétés en France et à travers le monde.
Cependant, très peu d'études scientifiques ont démontré de manière rigoureuse l'efficacité et la performance de ces dispositifs pour réduire les mortalités aviaires (KNE 2018, voir cependant McClure et al. 2018). Les données disponibles sur les solutions commercialisées sont généralement des rapports produits par les sociétés même commercialisant les dispositifs sans validation scientifique indépendante et sans publication avec évaluation par les pairs de ces études. Dans ce contexte, et face à des cas de mortalités observés dans des parcs équipés de dispositifs (Duriez et al. 2018), il apparaît crucial de mener des études rigoureuses de leur efficacité et de leurs performances afin que l'ensemble des parties-prenantes puisse disposer d'un niveau de connaissance fin sur les forces et faiblesses de ces dispositifs dans le but de prendre des décisions pertinentes pour la protection de la biodiversité en regard des coûts occasionnés pour les exploitations.
La démarche multi-acteur initiée depuis plus d'un an par la MSH a rapidement fait émerger un consensus au sein des parties prenantes sur la nécessité de conduire de telles évaluations à relativement courte échéance. Ces évaluations posent cependant des difficultés, notamment du fait que le matériel évolue rapidement, que l'efficacité des dispositifs peut être contexte-dépendante et donc variable entre parcs, qu'il existe plusieurs solutions commercialisées différentes reposant sur des technologies différentes et que les espèces à enjeux ne sont pas identiques entre les parcs. Dans ce contexte, un des risques évidents est que les exploitants se lancent dans des évaluations indépendamment les uns des autres en mobilisant des dispositifs d'évaluation hétérogènes, des moyens variables voire même en évaluant des paramètres différents selon les prestataires (bureaux d'étude) qu'ils auront mobilisés. Une telle démarche risque d'aboutir à des conflits sur la fiabilité des résultats obtenus et donc à la remise en cause des résultats de ces études. Elle risquerait, de fait d'apporter plus de confusion que de consensus.
Il a été acté lors du 2ème séminaire du groupe multi-acteur, que la mise en œuvre d'un protocole d'évaluation de l'efficacité et de la performance des dispositifs de détection automatisée harmonisé et standardisé entre parcs et entre solutions pourrait permettre de créer un consensus entre les parties-prenantes en fournissant une évaluation globale et rigoureuse de ces solutions commercialisées. La mise en œuvre de ce protocole sur divers parcs au fur et à mesure des avancées technologiques associée au partage des résultats de ces études est susceptible d'aider, à terme, les exploitants dans le choix des dispositifs selon leur contexte.

Activités

L'objectif de ce workpackage est de rédiger un protocole d'évaluation de l'efficacité et de la performance des dispositifs de détection des oiseaux en vol mis en place sur les parcs éoliens pour réduire la mortalité aviaire induite par les collisions. Le protocole est entendu ici au sens large, cela inclus une définition précise des questions auxquelles la collecte de données veut répondre, les variables d'intérêts relevées sur le terrain lors des tests, les procédures standardisées à mettre en œuvre avec les efforts requis, les paramètres de performance et d'efficacité à estimer, les méthodes statistiques à mobiliser pour estimer ces paramètres ainsi qu'un format de données à bancariser. L'objectif de ce workpackage est de développer ce protocole dans un cadre partagé entre les différentes parties-prenantes afin qu'il soit le fruit d'un consensus assurant son utilisation par la suite. Un objectif affirmé de ce protocole est aussi qu'il soit suffisamment transversal pour pouvoir être utilisé dans différents contextes et pour évaluer différents types de matériel afin de suivre le développement technologique permanent (évolution des versions, nouveaux outils mis sur le marché, etc). Pour atteindre cet objectif, le travail s'organisera autour des plusieurs missions que l'ingénieur recruté devra mener en parallèle:
- Réalisation d'une synthèse critique de l'existant en termes de tests d'efficacité des dispositifs (type de paramètres testés, modalité de test, effort, type de modélisation des données collectées, etc). Ce travail se fera à partir de la littérature internationale et de la littérature grise. Il s'appuiera aussi sur un lien avec d'autres initiatives du même type conduites à l'étranger (KNE notamment). Il permettra de fournir une base de réflexion objective aux acteurs impliqués dans la rédaction du protocole (voir ci-dessous)
- Animation d'un groupe de travail technique regroupant certaines parties-prenantes (exploitants, bureaux d'étude impliqués dans certains tests des dispositifs ou suivis de mortalité, etc). Ce groupe de travail aura pour objectif d'appuyer l'ingénieur en ce qui concerne les contraintes techniques pouvant se poser sur le terrain (en lien avec le parc, les espèces ou les types de dispositifs à tester). Ce groupe de travail est crucial pour assurer une bonne adéquation entre les propositions et la faisabilité terrain.
- Définir un ou des protocoles et réaliser des tests de puissance statistique (Johnson et al. 2015) afin de déterminer les efforts à déployer sur le terrain (nombre de réplicats) pour obtenir des estimations suffisamment précises pour pouvoir conclure avec un degré de confiance raisonnable sur l'efficacité des dispositifs
- Définir et formaliser les outils d'analyse de données à mobiliser pour chaque paramètre afin d'assurer une homogénéité d'exploitation des données par la suite. Un travail sur le format et la bancarisation des données sera nécessaire aussi à ce stade pour assurer une exploitation optimale des données collectées lors des tests de terrain.

Compétences

Docteur en écologie avec compétences reconnues en démographie et ou en écologie statistique. Bonnes capacités de programmations. Motivation pour la recherche opérationnelle et partenariale avec des acteurs multiples.

Contexte de travail

Localisation : UMR5175 Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive – Montpellier ; au sein de l'équipe HAIR sous la direction de Aurélien Besnard en collaboration avec Olivier Duriez.

Contraintes et risques

aucun

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